5e Journées de la NLS-Québec : « Les enjeux du transfert aujourd’hui : amour, savoir, pulsion » – 21 et 22 avril 2018 – Montréal

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Pour ses 5e Journées d’Étude, le groupe NLS-Québec vous convie à une fin de semaine sur « Les enjeux du transfert aujourd’hui : amour, savoir, pulsion », qui prépare au thème du prochain congrès de la NLS à Paris les 30 juin et 1er juillet 2018 (« Le transfert dans tous ses états – sauvage, politique, psychanalytique »).

Les enjeux du transfert aujourd’hui : amour, savoir, pulsion
Le transfert peut être envisagé sous trois faces, indissociables les unes des autres. Elles correspondent aux registres du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire avancés par Lacan :
Sous l’angle imaginaire, le transfert apparaît dans les traits visibles que l’analyste peut incarner, une «erreur de liaison» dit Freud. Il devient une résistance, sous la figure du leurre de l’amour. Freud avait souligné cet aspect de résistance, repérant que l’association libre de l’analysant s’interrompt lorsque cette manifestation du transfert surgit.
Sous l’angle symbolique, le transfert a pour pivot la fonction du sujet supposé savoir. C’est le levier dont parle Freud. Le transfert, c’est ce qui est déjà là, lorsqu’on s’adresse à un analyste et qu’on suppose une cause à ce qui nous arrive, et qu’on suppose aussi que l’analyste en sait quelque chose : c’est le «sujet-supposé-savoir». Ce savoir supposé doit devenir un savoir élaboré par l’analysant.
Sous l’angle du réel, le transfert s’introduit par la présence pulsionnelle : «nul ne peut être tué in abstensia ou in effigie» dit Freud. Il est alors conçu comme la mise en acte de la réalité de l’inconscient, c’est-à-dire comme le précise Lacan, de la réalité sexuelle. L’analyste prend, dans le transfert, une place comme présence réelle, qui incarne ce qui ne pourra jamais se dire : l’objet pulsionnel.
L’acte de l’analyste, en position de semblant d’objet a, noue les trois registres de l’imaginaire, du symbolique et du réel.
Nous examinerons le transfert à partir de cas cliniques (en analyse et en institution avec des enfants), et nous verrons quelle tournure il peut prendre dans certains cas de psychoses.

Samedi 21 avril, un exposé de Guy Briole introduira le thème « Les enjeux du transfert aujourd’hui : amour, savoir, pulsion ». Puis, suivront la présentation de 5 cas cliniques.
Les cas cliniques seront présentés par Eléa Roy, Benjamin Mortagne, Fernando Rosa, Anne Béraud, Ruzanna Hakobyan. Ces cas seront discutés par nos deux invités.

Le dimanche 22 avril sera consacré à une séquence d’A.E. (Analyste de l’École) avec Marta Serra (AE de l’ELP : 2017-2020) qui témoignera de son expérience analytique. Son exposé sera suivi d’une conversation.

Dimanche après-midi sera consacré à une activité inédite ouverte à tous les inscrits à ces journées : nous regarderons une vidéo d’un entretien clinique de Guy Briole avec un patient hospitalisé à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Guy Briole commentera l’entretien et nous enseignera sur le cas.
La « présentation de malades » entre dans la formation de ceux dont la fonction destine à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les dits «malades mentaux». Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en leur présence. Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui lui est «impossible à supporter». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées et sur la stratégie thérapeutique de la prise en charge. À partir des questions du clinicien et du discours du patient, tout en cherchant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic, les inventions du patient sont toujours enseignantes.